Marie-Thérèse Mantoni, élue Nouvelle Donne dans l’opposition à Roubaix depuis 2020, est intervenue en conseil municipal ce 09 février 2023 pour interpeller sur la qualité du cadre de vie des citoyens à Roubaix, et également sur la question des déplacements des personnes en situation de handicap.

Expression politique de Marie-Thérèse Mantoni sur le site de la Ville de Roubaix :

Quel cadre de vie pour Roubaix ?

Au Conseil municipal du 9 février 2023, la dégradation du cadre de vie dans certains quartiers de la ville et la destruction de notre patrimoine ont nécessité plusieurs interventions : permis de démolition contesté, projets immobiliers anarchiques sur des sites arborés et à la croisée de rues ou d’avenues où la circulation devient de plus en plus dangereuse pour les piétons.

Les habitants du quartier de la Potennerie se plaignent de certaines caméras. Posées au sommet de pylônes et entourées de pics, celles-ci sont inesthétiques, donnant un air de prison du quartier. Installées de manière durable, ces caméras sont de plus inutiles, car elles ne fonctionnent pas. Difficile pour les élus de la majorité d’admettre cette réalité. Il n’y a pas que les points de deal qui inquiètent les habitants. Les incendies aussi !
Les caméra fixes sur les grands axes routiers comme l’avenue des Nations Unies, là où la délinquance routière peut être fatale sont appréciées et parfois souhaitées dans les grands parkings désertés par les automobilistes qui craignent pour leur véhicule.
Pour le reste, ne serait-il pas moins onéreux et plus efficace d’investir quand quelques caméras mobiles ou encore des pièges photographiques ?

Marie-Thérèse Mantoni – Élue Nouvelle Donne

Question de Marie-Thérèse Mantoni lors du conseil municipal : “Se déplacer en situation de handicap à Roubaix”
“Monsieur le Maire,
Quelles mesures comptez-vous prendre sans délai pour permettre aux personnes en situation de handicap de circuler librement ? Certains personnes vous ont écrit car empêchées de sortir de chez elles à cause notamment de travaux divers de voieries. Elles sont toujours en attente d’une réponse.
Au Conseil Municipal du 15 décembre 2022, lors du bilan sur le développement durable de la ville de Roubaix et les mobilités, je suis intervenue pour évoquer des trottoirs dégradés dont les réparations tardent à venir. L’adjoint en charge de la voirie n’a pas jugé utile de s’engager en faveur d’un lancement rapide de travaux permettant également de prendre en compte tous les handicaps dans les chaines de déplacement.
Réhabilitons le trottoir, comme partie intégrante des chaines de déplacement, mais aussi lieu de rencontres, d’échanges. Chacun d’entre nous est piéton avant d’être éventuellement automobiliste ou cycliste… La marche est le principal moyen de déplacement pour beaucoup de citoyens.
Le trottoir doit être pensé avant tout pour les piétons, avec des cheminements libres de tous obstacles (panneaux, poubelles, voitures…), praticables pour les personnes en situation de handicap, visible (fauteuils roulants) ou invisible (malvoyants, malentendants, handicaps mentaux ou cognitifs) mais aussi pour les personnes âgées, les parents avec des jeunes enfants en poussettes, et permettant la déambulation, véritable mobilité douce.
Un nid de poule au milieu d’un trottoir est aussi impactant qu’au milieu d’une chaussée (risque de chute !) Un trottoir recouvre également tout un ensemble de réseaux enterrés qu’il faut certes réparer, compléter, en ouvrant des tranchées. Ces travaux doivent aussi être menés en intégrant l’obligation de maintenir l’accessibilité en toutes circonstances.
Et parce qu’un piéton doit de temps en temps quitter le trottoir pour traverser une chaussée, une piste cyclable… les passages dits protégés doivent mériter cette qualification (bordures abaissées, lisibilité, signalisation renforcée vis-à-vis des 2 roues comme des 4 roues, feux laissant un temps suffisant pour traverser…).
Enfin, j’attire votre attention sur les difficultés régulières de circulation pour les piétons (avec un danger ressenti par les riverains) au niveau de certains carrefours dont le phénomène ne fait que croître depuis ces cinq dernières années avec la densification du bâti sur les parcelles privées. Les espaces publics restent un bien commun qu’il ne faut pas négliger. Le cheminement piéton reste la première des mobilités douces, la moins polluante et la plus économe en énergie.”